
Cette réunion qui s’est déroulée à Toulouse le 23 septembre dernier sur l’initiative des Professeurs Philippe ARLET (interniste) et Robert NICODEME (généraliste) avait pour objet de faire un premier état des lieux entre professionnels intéressés par cette question, en France et dans les pays francophones du Nord. Tous les thèmes exposés, intervenants indiqués sur le programme ci-joint étaient présents à l’exception du Professeur Carl VANVELDE et du Professeur LAJOIE. Le Professeur Philippe LAURET, conseiller technique auprès du Ministre de l’Education Nationale et le Professeur Gérard LEVY, chargé de mission auprès de Madame la Secrétaire d’Etat à la Santé étaient présents et ont exprimé à plusieurs reprises leur grand intérêt pour cette initiative et l’importance qu’ils accordaient à l’ensemble des thèmes qui ont fait l’objet d’un exposé introductif puis de discussions toujours très animées et instructives.
L’ambiance générale a été tout à fait agréable et constructive.
Le tour d’horizon «francophone» a permis de montrer à la fois les différences liées à l’histoire de chaque système de santé, aux différences géographiques et culturelles, mais aussi de dégager des points forts et communs concernant la complémentarité et les convergences actuelles et futures entre ces deux professions : le médecin généraliste désormais partout bien identifié dans ses missions, exerce surtout une médecine globale de soins primaires en milieu libéral urbain ou rural ; le médecin interniste exerce une médecine générale de deuxième ou troisième recours, au sein de structures d’hospitalisation plus ou moins lourdes, et se consacre au patient adulte ; la femme enceinte, l’enfant et le vieillard sont pris en charge par des spécialistes.
Emerge aussi un troisième secteur où convergent les compétences des deux types de professionnels : la médecine hospitalière de soins primaires (ou de santé communautaire). Dans nos pays occidentaux et dans les grandes villes, de plus en plus de personnes font appel à l’hôpital et en particulier aux urgences là où la plupart des autres font appel à la médecine générale libérale.
Les internistes et les généralistes sont donc évidemment liés par leur souhait et leur compétence à exercer la médecine globale. Ils ont donc de nombreux terrains de convergence pour travailler ensemble en particulier pour l’enseignement des futurs médecins, des futurs internistes et généralistes.
Au niveau de la constitution de réseaux, plusieurs expériences ont été rapportées.
Dans le domaine de la recherche, on a pu entrevoir aussi l’immense champ d’action et de complémentarité dans des domaines faisant appel aux sciences humaines et encore trop peu utilisées.
Un rapport détaillé de cette journée doit être disponible dans les mois qui viennent.
Ph ARLET